Jeudi 20 mai 2004
L'étape commence au village d'Autrans, joliment perché sur son plateau où le ski de fond règne en maître les hivers blancs, surveillé par les tremplins de saut à ski. Lors du passage dans les lieux-dits aux alentours d'Autrans, nous nous rendons rapidement compte de la convivialité de ses habitants qui ne cessent de nous adresser le bonjour.
Après cet échauffement rapide dans les ruelles en faux plat commence la vraie bataille ! Une montée vertigineuse vers Charande nous coupe net les pattes. Les bancs situés à chaque lacet sont autant de réconfort le long de ces 600 mètres de dénivelées montantes... Mais l'effort en vaut la peine car la vue du haut de la falaise est majestueuse et les sommets avoisinant se laissent épier de ce belvédère.
Le sentier suit alors la crête avant de plonger dans la forêt, zigzagant entre les crevasses et gouffres caractéristiques du Vercors, qui expliquent la très faible quantité d'eau que l'on y trouve en surface.
Nous retrouvons les falaises au Pas de la Sure, d'où nous avons une vue fabuleuse sur la vallée de Grenoble. Il est alors temps de redescendre vers le Refuge de la Sure. Nous choisissons de couper à travers les pistes de ski alpin, herbeuses mais très raides !
Le repas à l'auberge est réparateur et la nuit en "dortoir privé" (nous n'étions que tous les deux dans un dortoir de plus de vingt lits...) nous remet d'attaque pour le lendemain.
Vendredi 21 mai 2004
Il faut d'abord remonter sur les crêtes ! Nous devons donc reprendre les pistes de ski dans le sens montée... Mais grâce aux bâtons et à la fraîcheur de forme du matin, nous gravissons sans soucis ces pistes, qui ne sont vertes que grâce à l'herbe qui les recouvre, jusqu'au Pas de la Sure. De là, nous suivons la crête de Pas en Pas (Pas du Mortier, Pas de la Clé, Pas Brochier), l'altimètre jouant au yoyo entre 1500 et 1700 mètres d'altitude.
Chaque espace entre les arbres est prétexte à admirer les 1000 à 1500 mètres de vide au pied des falaises : la vue sur la vallée est saisissante... Les panoramas ne manquent pas tout au long de cette journée et c'est donc en toute logique que nous profitons d'un belvédère pour casser la croûte.
La fin de journée est reposante pour les jambes mais moins passionnante pour les yeux. Nous redescendons tranquillement vers Autrans à travers la forêt.
